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On regroupe sous le nom de stomie (du grec stoma = bouche) l’abouchement sur la peau de l’abdomen de l’intestin (colon ou iléon) ou des uretères, dans le but d’assurer l’évacuation des selles ou des urines.
Une stomie nécessite le port permanent d’un appareillage (poche de recueil). Certaines stomies en digestif sont définitives, d’autres sont provisoires (suivies d’une remise en continuité).
Stomies digestives
Les 3 stomies digestives les plus courantes sont :

La colostomie gauche : le gros intestin est préservé, seul le rectum est exclu. Les selles sont moulées.

La colostomie droite : la stomie est placée au début du côlon et n’exclut qu’une partie du gros intestin. Les selles sont plutôt pâteuses ou semi-liquides.

L’iléostomie : la stomie est placée sur l’intestin grêle, elle exclut le gros intestin. Les selles sont liquides jusqu’à un litre par jour et plus.
Stomies urinaires
Il existe 3 sortes de stomies urinaires : urostomie

Dérivation type « Bricker » : c’est l’implantation des deux uretères dans une portion d’intestin grêle isolée, abouchée à la peau.

Urétérostomie cutanée bilatérale : c’est l’implantation des uretères à la peau, à deux endroits différents, nécessitant le port de deux poches.

Dérivation urinaire directe unilatérale : c’est l’implantation d’un uretère dans l’autre, avant l’abouchement de ce dernier à la peau, nécessitant le port d’une seule poche.
Quelques chiffres
En France, on compte, approximativement 80 000 stomisés, dont près de 75 à 80% ont été atteints d’un cancer :
- 50 000 colostomisés
- 20 000 iléostomisés
- 10 000 urostomisés
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